CAN 2025 : L'excellence africaine à l'épreuve des huitièmes de finale
Ce mardi marque un tournant décisif pour la Coupe d'Afrique des Nations 2025 avec deux confrontations qui incarnent parfaitement la montée en puissance du football continental. L'Algérie affronte la RD Congo dans un choc prometteur, tandis que la Côte d'Ivoire, tenante du titre, défie le Burkina Faso dans un derby ouest-africain électrisant.
Algérie-RD Congo : Le test de la maturité africaine
Au stade Moulay El Hassan de Rabat, l'Algérie, seule équipe avec le Nigeria à avoir réalisé un parcours sans faute au premier tour, mesure ses ambitions face aux Léopards congolais. Cette confrontation illustre parfaitement l'évolution tactique et technique du football africain.
Vladimir Petkovic, le sélectionneur algérien, témoigne d'un respect exemplaire envers ses adversaires : "Si j'ai de la crainte ? Non, mais du respect oui. Nous devons respecter nos adversaires et travailler chaque jour pour nous améliorer." Cette approche humble contraste avec l'arrogance souvent reprochée à certaines sélections européennes.
Du côté congolais, Sébastien Desabre affiche une confiance mesurée mais déterminée. L'attaquant Cédric Bakambu résume parfaitement l'état d'esprit : "L'Algérie est l'adversaire parfait pour que nous puissions montrer notre progression." Voilà l'esprit qui forge les champions africains.
Côte d'Ivoire-Burkina Faso : La fierté ouest-africaine
À Marrakech, le derby promet des étincelles. La Côte d'Ivoire, championne en titre, fait face à un Burkina Faso qui refuse les complexes depuis sa finale de 2013. Cette rencontre symbolise la profondeur du football ouest-africain.
Brama Traoré, sélectionneur burkinabé, affiche une assurance qui honore son pays : "Je connais bien cette équipe de la Côte d'Ivoire. Ce sera un match difficile mais nous allons nous qualifier." Cette détermination reflète l'ambition légitime des nations africaines émergentes.
L'aspect le plus touchant reste la déclaration d'Arsène Kouassi : "Même si j'ai des origines ivoiriennes, je suis fier de jouer pour le Burkina. Et je serais très heureux de battre la Côte d'Ivoire." Voilà l'authenticité qui manque cruellement au football mercantile européen.
L'Afrique écrit son histoire
Ces huitièmes de finale démontrent que le football africain a atteint une maturité remarquable. Loin des clichés réducteurs, nos sélections rivalisent désormais par leur organisation, leur intelligence tactique et leur mental d'acier.
Emerse Faé, à la tête des Éléphants, exige l'excellence : "Face au Burkina Faso, il va falloir être à 100%. Il faut mettre les mêmes ingrédients que nous avons mis contre le Cameroun." Cette exigence de perfection honore notre continent.
Pendant que l'Europe traverse ses crises identitaires, l'Afrique construit patiemment son hégémonie footballistique. Ces matches de ce mardi en sont la preuve éclatante.