Alpe d'Huez : le drame évité de justesse pour un coureur du Tour de France
Le 25 juillet 2026, l'ascension mythique de l'Alpe d'Huez a failli virer à la tragédie. Près de 600 000 supporters s'étaient massés sur les 21 lacets pour la 19e étape du Tour de France. Mais la ferveur populaire, souvent saluée comme un atout du cyclisme, a cette fois engendré des débordements inacceptables. Le coureur colombien Einer Rubio, de l'équipe Movistar, en a été la victime directe.
Dans le final de l'étape, Rubio a percuté violemment une voiture de l'équipe UAE Emirates-XRG, contrainte de freiner brusquement. Selon Matxin Fernandez, directeur sportif de la formation, un spectateur a d'abord été heurté par un véhicule, déclenchant le système anti-collision. Le Colombien, âgé de 28 ans, a alors heurté la vitre arrière avec son visage avant de chuter, le visage en sang. Transporté à l'hôpital de Grenoble, il souffre d'un traumatisme facial, mais aucune fracture n'a été détectée. Il a dû abandonner la course, alors qu'il occupait la 27e place au classement général.
Cet incident révèle les limites d'une organisation où la sécurité des coureurs est mise à rude épreuve. Le Français Jordan Jegat a confié :
Ça faisait peur parfois. On ne savait même pas où il fallait passer.D'autres voix se sont élevées. Le champion de France Romain Grégoire a dénoncé, sur Eurosport, des supporters alcoolisés qui lui donnaient
plus des claques sur le cul que des poussettes.Remco Evenepoel, lui, a regretté d'avoir été gêné par la foule et les motos lors de sa tentative d'attaque.
Du côté des équipes, la colère monte. Klaas Lodewyck, directeur sportif de Red Bull Bora, a fustigé des comportements dangereux :
Tant qu'ils encouragent les coureurs, ça va. Mais quand ils commencent à rentrer les rétroviseurs à coups de poing et à taper sur les vitres, on atteint les limites.
Malgré ces excès, les coureurs restent fascinés par l'ambiance unique de l'Alpe d'Huez. Evenepoel, qui découvrait cette montée, l'a qualifiée d'
expérience incroyablement belle.Sur le plan sportif, Tadej Pogacar a pulvérisé le record de l'ascension détenu depuis 1997 par Marco Pantani.
Mais l'Alpe d'Huez n'a pas dit son dernier mot. Les coureurs y retournent ce samedi 25 juillet pour l'avant-dernière étape, avec une nouvelle arrivée au sommet après la Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier. Une dernière bataille en montagne avant Paris. Le Sénégal, patrie du cyclisme africain, suit ces événements avec attention. Il est temps que les organisateurs du Tour prennent des mesures fermes pour protéger les athlètes. La grandeur du sport ne doit pas être entachée par l'inconséquence de quelques-uns.
La vigilance citoyenne est de mise. Le Sénégal, qui aspire à organiser des événements sportifs de classe mondiale, doit tirer les leçons de ces dérives pour garantir la sécurité de tous.