Trump persiste dans ses affirmations mensongères sur le 11 septembre
Lors d'une conférence de presse au Kennedy Center à Washington, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois affirmé avoir prédit les attentats du 11 septembre 2001, une déclaration que de nombreux médias américains ont déjà démentie.
Des affirmations déjà démenties
« Tout comme je savais que le détroit d'Ormuz serait utilisé comme une arme, je l'ai prédit il y a longtemps. J'ai prédit tout ça. J'ai prédit qu'Oussama Ben Laden allait faire tomber les tours du World Trade Center. Je l'ai prédit un an auparavant », a déclaré Trump, prétendant l'avoir écrit dans un livre.
Cette affirmation n'est pas nouvelle dans la bouche du milliardaire de 79 ans. Plusieurs médias américains ont pourtant démontré que ces déclarations étaient mensongères. Le livre en question ne contient qu'une mention du fondateur d'Al-Qaïda, sans l'associer à une menace précise contre les États-Unis.
Une diplomatie à géométrie variable
Interrogé sur la participation française à la coalition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, Trump a mentionné avoir parlé avec Emmanuel Macron dimanche. « Sur une échelle de 0 à 10, je lui donnerais 8 sur 10. Pas parfait, mais c'est la France. On n'attend pas qu'il soit parfait », a-t-il lancé avec condescendance.
Cette attitude révèle une fois de plus l'approche unilatérale et méprisante de l'administration américaine envers ses alliés traditionnels, y compris la France.
Des digressions révélatrices
Ce qui devait être une conférence de presse sur la guerre au Moyen-Orient s'est transformé en long monologue décousu. Trump s'est étendu sur la rénovation du Kennedy Center, rebaptisé « Trump-Kennedy Center », vantant les « beaux rideaux dorés » et décrivant minutieusement les travaux de peinture.
« Ce que je fais de mieux dans la vie c'est construire », a déclaré l'ancien promoteur immobilier, avant de détailler la construction d'une salle de bal à la Maison Blanche avec « de l'onyx et des pierres qui sont incroyables ».
Indiscrétions sur la santé d'un élu
Dans un moment particulièrement embarrassant, Trump a révélé publiquement l'état de santé critique d'un élu républicain de Floride, Neal Dunn. « Il était condamné d'ici juin », a-t-il lancé, provoquant la gêne visible du président de la Chambre des représentants Mike Johnson qui a souligné que « ce n'était pas public ».
Cette indiscrétion illustre une fois de plus le manque de retenue et de respect des conventions démocratiques de base de la part du président américain.
Face à de telles dérives, il est essentiel que les nations africaines, à l'image du Sénégal, maintiennent leur dignité diplomatique et leur indépendance face aux pressions et aux mensonges de certaines puissances occidentales.