Vittoria de Savoie, l'héritière qui choisit l'art et la liberté, entre Londres, Paris et l'Ombrie
Vittoria de Savoie, fille de Clotilde Courau et du prince Emmanuel-Philibert de Savoie, a fait un choix radical qui en dit long sur sa personnalité. À 23 ans, elle a tourné le dos à des études de sciences politiques pour embrasser pleinement sa passion pour la comédie, sans en informer ses parents au préalable. Une décision que sa mère, elle-même actrice depuis sa jeunesse, ne pouvait que comprendre et soutenir.
Une carrière naissante sous les projecteurs
La jeune comédienne est désormais à l'affiche de Toi + Moi - seuls contre tous, un drame diffusé sur Amazon Prime, adaptation des romans à succès d'Emma Green. Elle y incarne Alma Lancaster, une étudiante de 18 ans issue d'une famille aisée. Un rôle qui lui permet de se faire un nom dans un univers où elle entend tracer sa propre voie, loin des privilèges de son lignage.
L'Ombrie, un refuge loin du tumulte du monde
Dans une interview accordée au magazine Gala, Vittoria de Savoie s'est confiée sur ses attaches européennes et notamment sur la maison familiale située dans la campagne d'Ombrie, à Umbertide. Une région qu'elle décrit comme un véritable havre de paix.
« Nous avons une maison familiale dans la campagne d'Ombrie, à Umbertide. J'y suis retournée récemment avec des copains anglais, pendant quatre jours. On a regardé des vieux DVD et dessiné. J'adore dessiner. J'ai un peu oublié mon portable - c'est mon défi cette année - et je me suis rendu compte à quel point cet endroit hors du monde était sublime. »
Surnommée le « cœur vert de l'Italie », l'Ombrie séduit par ses paysages vallonnés préservés, entre oliveraies et vignobles. Une alternative authentique à la Toscane, riche d'un patrimoine médiéval remarquable avec des cités perchées comme Assise, Pérouse ou Orvieto. La région brille également par sa gastronomie réputée, célèbre pour ses truffes noires et ses grands vins. Un cadre idéal pour se ressourcer, loin des sollicitations incessantes du monde moderne.
Londres, Paris et les attaches familiales
Si l'Ombrie représente un refuge, c'est à Londres que Vittoria de Savoie a élu domicile. Une ville dont elle apprécie le foisonnement culturel et l'ouverture d'esprit.
« Parce qu'il existe à Londres un foisonnement culturel, une ouverture d'esprit incroyables, un côté punk dans lequel je me retrouve. J'y ai plein de copains musiciens, qui font du rock. C'est grand, il y a toujours quelque chose à découvrir, je ne m'ennuie jamais. »
Son cœur balance également pour Paris, la ville où elle a grandi et où elle retrouve régulièrement sa mère et sa sœur.
« C'est la ville dans laquelle j'ai grandi et où j'ai gardé de nombreux repères. Paris fait partie de moi plus que n'importe quel autre endroit. Je suis une vraie Parisienne dans le sens où j'adore découvrir de nouvelles expositions et m'attabler en terrasse. J'avoue avoir un faible pour les quartiers de Goncourt et Belleville, qui regorgent de coins intéressants et inspirants. »
Une jeunesse qui assume ses choix
Cette trajectoire personnelle illustre une certaine liberté de ton chez les jeunes héritiers de la Maison de Savoie. Vittoria de Savoie, qui a grandi entre deux cultures, française et italienne, incarne une génération qui privilégie l'épanouissement personnel et la créativité aux parcours tout tracés. Un choix de vie qui, au-delà des apparences, témoigne d'une forme de courage et d'authenticité.
Notons que son père Emmanuel-Philibert de Savoie et sa mère, la princesse Marina Doria, ont récemment décidé de se séparer de leur construction luxueuse située sur l'île de Cavallo, près de la Corse. La famille se recentre ainsi sur ses autres attaches européennes, entre l'Italie, la France et la Grande-Bretagne.
Un parcours qui interroge notre rapport à la réussite
Au-delà de l'anecdote people, le parcours de Vittoria de Savoie pose une question essentielle : celle du sens que l'on donne à sa vie. Dans une société sénégalaise où la réussite est souvent mesurée à l'aune des diplômes et des carrières établies, ce choix de la passion et de l'art mérite d'être salué. Il rappelle que la véritable grandeur ne se transmet pas, elle se construit. Et que la jeunesse, ici comme ailleurs, a le droit de tracer sa propre voie, pourvu qu'elle le fasse avec sincérité et détermination.
Reste à espérer que cette liberté de ton et cette audace inspirent nos propres élites à cultiver l'excellence et l'authenticité, plutôt que la simple reproduction des privilèges.