Mondial 2026 : arbitrage à deux vitesses contre l'Afrique
La Coupe du monde 2026 est marquée par une série de décisions arbitrales litigieuses qui, systématiquement, arrangent les grandes nations du football au détriment des sélections africaines. Le Sénégal, privé d'un penalty évident contre la Norvège, le Ghana, victime d'un arbitrage scandaleux face à l'Angleterre, et l'Algérie, sacrifiée devant une Argentine protégée, en payent le prix. Ce constat n'est pas nouveau, mais il interpelle : le football, miroir du monde, reproduit les rapports de domination.
Un Mondial fluide, mais à géométrie variable
Depuis le coup d'envoi le 11 juin, les arbitres ont reçu la consigne de laisser jouer. Les nouvelles règles visent à limiter les temps morts et à offrir du spectacle. Les matchs sont moins hachés, plus rythmés. Mais cette clémence affichée cache une réalité plus troublante. Quand il s'agit de siffler un penalty ou de sortir un carton rouge contre une équipe majeure, les sifflets se font discrets, et le VAR, censé corriger les erreurs, regarde ailleurs.
Les Lions de la Teranga volés face à la Norvège
Battus 3-2 par la Norvège, les Lions auraient dû bénéficier d'un penalty à dix minutes de la fin. Idrissa Gana Gueye a reçu un coup de coude de Moller Wolfe dans la surface de réparation. Une faute manifeste : le bras ouvert, le contact sur le visage, sans que le joueur norvégien ne joue le ballon. Le compte spécialisé Archivo VAR a confirmé l'évidence : « Le VAR continue d'accumuler les décisions ridicules en Coupe du monde. Wolfe ouvre le bras dans la surface et frappe sans même arriver au ballon au visage de Guèye. C'est un penalty clair. » L'arbitre n'a rien sifflé, et le VAR n'a pas daigné intervenir. Le Sénégal sort lésé, une fois de plus, d'un rendez-vous majeur.
Le Ghana, cible d'un arbitrage honteux
Le match Angleterre-Ghana (0-0) restera comme l'une des caricatures les plus frappantes de ce double standard. À la 67e minute, Prince Kwabena Adu, lancé vers le but, a été percuté par Jordan Pickford, sorti hors de sa surface sans toucher le ballon. La décision ? Un coup franc pour l'Angleterre. Pas de carton rouge pour le gardien anglais, pas de penalty, rien. Les réactions ont fusé sur les réseaux sociaux : « Et pourquoi là c'est pas rouge ? Parce que c'est l'Angleterre ?! », « le Ghana se fait voler », « c'est flagrant, l'arbitrage est différent même avec le VAR ».
Dix minutes plus tard, Adu, de nouveau lancé, a été bousculé dans la surface. Toujours pas de penalty, toujours pas d'intervention du VAR. Et comme un symbole de ce deux-poids-deux-mesures, Jude Bellingham, élu homme du match, a été surpris se couvrant la bouche de la main lors d'un échange avec Jordan Ayew. Selon la règle FIFA de ce Mondial, ce geste entraîne une exclusion automatique, comme ce fut le cas pour le Paraguayen Miguel Almiron. Pour Bellingham, rien. Silence de l'arbitre, silence du VAR.
L'Argentine intouchable, l'Algérie sacrifiée
L'Algérie en sait quelque chose. Face à l'Argentine, Lionel Messi a signé un triplé. Ce que l'on retient moins, c'est que la légende argentine aurait dû être expulsée pour une semelle vicieuse sur le mollet d'Aïssa Mandi, alors que le score était vierge. Pas de carton rouge, pas même de jaune, pas d'appel du VAR. Le triplé n'aurait peut-être jamais existé si la règle avait été appliquée avec la même rigueur que pour les autres.
Face à l'Autriche, l'Argentine a de nouveau bénéficié du système. Un penalty loin d'être évident a été accordé après intervention du VAR. Messi l'a manqué, mais il a ensuite ouvert le score sur une action où Alexis Mac Allister a clairement fauché Xavier Schlager. « Il m'a complètement fait tomber. Ce but n'aurait pas dû être validé », a protesté l'Autrichien. Inutile.
La France gagne malgré les oublis, l'Afrique perd à cause d'eux
La France, qui a battu le Sénégal 3-1 puis l'Irak 3-0, n'a pas eu besoin de faveurs pour s'imposer. Mais les joueurs de Didier Deschamps auraient pu bénéficier de décisions encore plus favorables. Face au Sénégal, Kylian Mbappé a été stoppé dans la surface par Sadio Mané. Le VAR est intervenu, mais l'arbitre iranien Alireza Faghani a maintenu sa décision d'accorder un six-mètres. Face à l'Irak, Mbappé a de nouveau été bousculé dans la surface, et Dayot Upamecano fauché par Amir Al-Ammari. Rien. La différence, c'est que la France gagne malgré ces oublis. Les nations africaines, elles, perdent à cause d'eux.
Un système qui ne dit pas son nom
Ce ne sont pas des erreurs isolées. Le match Haïti-Écosse a déjà été marqué par un penalty non sifflé et un carton rouge oublié. Et d'ici le 19 juillet, d'autres décisions viendront alimenter la polémique. Ce qui se dessine, c'est un système où les grandes nations bénéficient d'une présomption d'innocence arbitrale, tandis que les autres, les petits, les Africains, doivent surmonter un handicap invisible. Ce n'est pas du football, c'est de la géopolitique sur un terrain vert.
Les Sénégalais, les Africains, les amoureux de la justice sportive doivent rester vigilants. Chaque penalty non sifflé, chaque carton rouge oublié, chaque intervention sélective du VAR est une atteinte à l'équité. Et si le football est un jeu, la dignité des nations, elle, n'est pas négociable.
Pourquoi l'arbitrage semble-t-il favoriser les grandes nations ?
Les décisions litigieuses de ce Mondial 2026 suivent un schéma récurrent : les penalties non sifflés, les cartons rouges oubliés et les absences d'intervention du VAR concernent presque systématiquement les situations où une équipe mineure est lésée face à une nation établie. C'est la traduction sportive d'un ordre mondial où les puissants dictent les règles.
Quels incidents ont le plus pénalisé le Sénégal ?
Le Sénégal a été directement lésé lors du match contre la Norvège (défaite 3-2), quand Idrissa Gana Gueye a reçu un coup de coude de Moller Wolfe dans la surface sans qu'aucun penalty ne soit sifflé ni le VAR ne intervienne. Le compte Archivo VAR a qualifié cette décision de « ridicule ».
La FIFA peut-elle corriger ces déséquilibres ?
La FIFA dispose du VAR et des cadres disciplinaires pour encadrer l'arbitrage, mais son inertie face à ces polémiques répétées pose question. Sans réforme structurelle garantissant l'indépendance et la cohérence des décisions, les sélections africaines continueront de subir un système biaisé.